
IRAN AUJOURD’HUI
• 43,000 morts
• 350,000 blessés
• 10,000 personnes devenues aveugles
À propos de ce document
Cette page documente, de manière aussi claire et factuelle que possible, ce qui est rapporté concernant les événements en Iran de janvier–février 2026 ainsi que les développements en cours, sur la base de témoignages oculaires, de listes nominatives de victimes, de rapports sur les droits humains, de journalisme d’investigation, de preuves médicales, de documentation de la diaspora et de la couverture médiatique internationale.
Elle ne sollicite pas de dons. Elle ne parle au nom d’aucun parti politique. Elle ne promeut pas un modèle politique unique. Elle se concentre sur les événements rapportés, les schémas documentés, les victimes nommées et les mécanismes de répression décrits par des témoins, des familles et des organisations de défense des droits humains.
Lorsque les chiffres diffèrent selon les sources, ils sont présentés comme des estimations attribuées aux sources, et non comme des totaux incontestés.
Aperçu de la situation
Il est rapporté que l’Iran connaît des manifestations et des troubles à l’échelle nationale ayant débuté fin décembre 2025 et s’étant intensifiés en janvier et février 2026. Des rapports provenant de plusieurs villes décrivent une réponse étatique sévère, comprenant l’usage de tirs à balles réelles dans des zones civiles, des arrestations massives, des exécutions liées aux manifestations, des aveux forcés, des disparitions, des descentes dans des hôpitaux et établissements médicaux, le déploiement d’agents chimiques dans des zones peuplées ainsi qu’un blackout numérique et communicationnel presque total.
La nouvelle documentation publiée durant cette période comprend des listes nominatives de victimes — dont plus de 200 étudiants et mineurs identifiés — des listes de détenus risquant l’exécution, des témoignages d’abus en détention ainsi que l’élargissement d’enquêtes internationales. Plusieurs observateurs décrivent cette phase comme l’une des répressions les plus violentes de l’histoire de la République islamique.








Derniers incidents et rapports documentés
Mise à jour janvier–février 2026
Cette mise à jour rassemble des événements récemment documentés, des témoignages oculaires, des identifications de victimes, des récits de détention et des enquêtes publiées décrivant la situation en Iran à la suite de la vague de manifestations de janvier. Les éléments résumés ici proviennent de résidents, de familles de détenus, de vidéos partagées, d’images médicales, de documentation militante et de la couverture médiatique internationale.
Pour les lecteurs découvrant ces informations pour la première fois : ce qui est rapporté ne correspond pas à un affrontement isolé ni à une réponse sécuritaire ponctuelle. Les témoignages recueillis décrivent un schéma large et répété dans plusieurs villes — comprenant l’usage de balles réelles dans des zones résidentielles, des arrestations à grande échelle, des disparitions de détenus, des condamnations à mort à la suite de détentions liées aux manifestations, des pressions pour obtenir des aveux forcés, des intimidations envers les familles et des tentatives signalées de supprimer ou dissimuler des preuves.
Cette section explique ce que les témoins déclarent avoir vu, ce que les familles rapportent concernant leurs proches et ce que les enquêtes médiatiques indépendantes ont publié — dans un langage clair et sans supposer de connaissances préalables.
Iran en janvier–février 2026 — Que se passe-t-il ?


• 43,000 morts
• 350,000 blessés
• 10,000 personnes devenues aveugles
Un soulèvement national contre des décennies d’oppression
Les manifestations de masse qui ont débuté fin décembre 2025 se sont intensifiées pour devenir un mouvement national en janvier 2026. Des personnes dans des villes à travers l’Iran sont descendues dans la rue pour réclamer un changement fondamental — non pas une réforme au sein du système, mais la fin du régime actuel. Ce soulèvement a été l’un des plus importants depuis des décennies.


Les manifestations ont dépassé les revendications économiques (forte inflation, hausse des prix alimentaires, effondrement économique) pour s’élargir en un mouvement politique plus vaste opposé à la répression étatique, à la corruption chronique et à des décennies d’injustice systémique. Les manifestants ont scandé des slogans tels que « Mort au dictateur » et « Vive le Shah », et des slogans comme « C’est la bataille finale, Reza Pahlavi reviendra » ont reflété une profonde colère envers le système au pouvoir et un désir de changement systémique fondamental.
Pourquoi la réforme n’est pas l’objectif
Les manifestants veulent un changement, pas des ajustements
De grandes manifestations en Iran et parmi les communautés de la diaspora appellent explicitement à la fin de la République islamique plutôt qu’à sa réforme. Des rapports étrangers indiquent que des milliers de participants à de récents rassemblements ont exprimé leur soutien à un changement complet de régime, scandant souvent des slogans contre les dirigeants de l’État.
Cela reflète une profonde méfiance à l’égard de la structure politique existante et la conviction que des réformes partielles ne suffiront pas à remédier à l’oppression systémique, à la corruption et aux violations des droits humains.
Les manifestants ne réclament pas une réforme progressive au sein du système actuel ; ils exigent un changement de régime.
L’ampleur des décès signalés lors des manifestations de janvier 2026 fait l’objet d’estimations très variables en raison des restrictions d’information et des coupures d’internet imposées par les autorités. Selon des données agrégées :
Le gouvernement iranien a annoncé publiquement environ 3 117 décès directement liés aux troubles.
Des estimations indépendantes, notamment fondées sur des rapports hospitaliers et des réseaux d’activistes, suggèrent que le nombre de morts violentes pourrait s’élever à plusieurs dizaines de milliers, dépassant possiblement 40 000 ou davantage durant les journées les plus intenses de janvier seulement.
Les organisations de défense des droits humains ont documenté des milliers de blessés supplémentaires et des dizaines de milliers d’arrestations.
Tueries de masse et estimation du nombre de morts
Ces chiffres incluent des décès civils confirmés, des morts parmi les forces de sécurité et des décès survenus dans des circonstances encore en cours d’enquête.
Pourquoi les chiffres et les noms sont tous deux essentiels
Dans des conditions de coupure des communications, les totaux à eux seuls ne suffisent pas. Les efforts de documentation incluent désormais des listes nominatives de victimes, des listes d’élèves décédés, des listes de détenus et des registres de personnes exposées au risque d’exécution, compilés par des syndicats d’enseignants, des organisations de défense des droits humains et des réseaux civiques.


Ces listes visent à garantir que les victimes soient enregistrées en tant qu’individus — et non uniquement comme des statistiques — et à réduire le risque qu’elles disparaissent dans le silence.
Blackout numérique : la dissimulation comme politique
Au plus fort de la répression nationale en janvier–février 2026, les autorités iraniennes ont imposé une coupure quasi totale d’internet et des télécommunications, l’une des plus vastes de l’histoire récente. Les organismes de surveillance du réseau, dont NetBlocks, ont signalé une chute de la connectivité proche de zéro, coupant les données mobiles, le haut débit et de nombreux services de messagerie. Cela a gravement limité la capacité des civils à documenter les meurtres, partager des témoignages, coordonner leur sécurité ou contacter leurs proches à l’intérieur et à l’extérieur de l’Iran.


Les données de surveillance ont montré que la connectivité est restée fortement restreinte pendant plus de deux semaines, avec seulement de brèves hausses partielles probablement dues au trafic VPN tunnelisé plutôt qu’à un rétablissement complet. Certains analystes ont également relevé des signes suggérant des tentatives de simuler un rétablissement plus large au moyen de schémas de trafic artificiels. Des reportages indépendants ont qualifié ces connexions limitées de « rétablissement fabriqué », où un accès filtré était présenté comme un internet normal malgré la censure persistante.
Les restrictions signalées comprenaient :
Coupure des données mobiles et du haut débit
Blocage ou perturbation des principales applications de messagerie et des réseaux sociaux
Fortes limitations des appels téléphoniques internationaux
Obstacles pour les journalistes étrangers et les observateurs indépendants
Filtrage ou blocage des VPN et des outils de contournement
Après environ 10 à 20 jours, la connectivité a commencé à revenir de manière contrôlée et limitée. L’accès complet antérieur à la coupure n’a pas été entièrement rétabli pendant plusieurs semaines, et d’importantes restrictions concernant les réseaux sociaux, la messagerie sécurisée et les communications internationales sont restées en place.
Pendant les jours les plus intenses, des millions d’Iraniens à l’étranger n’ont pas pu joindre leurs proches. Dans certaines zones, seuls des appels vocaux à sens unique depuis l’intérieur de l’Iran étaient possibles, souvent à des coûts élevés et variables.
Lorsque l’accès partiel a repris, de nouveaux éléments de documentation ont émergé — notamment des vidéos de tirs à balles réelles contre des civils, des listes de victimes vérifiées, des photographies médico-légales et des témoignages détaillés qui avaient été retardés en raison de la coupure. La publication différée de ces preuves a mis en évidence la manière dont la coupure a servi à dissimuler le plus longtemps possible l’ampleur et la brutalité de la répression.
Pourquoi la coupure est déterminante
Les critiques et les militants considèrent la coupure non pas simplement comme une mesure de sécurité, mais comme un outil de répression, conçu pour :
Empêcher la documentation en temps réel des morts et des blessés
Perturber la coordination des manifestations et les déplacements en sécurité
Ralentir la prise de conscience mondiale et la couverture indépendante
Donner le temps de retirer ou de détruire des preuves matérielles
Isoler les victimes et les familles de tout soutien extérieur
Dans ces conditions, les chiffres des victimes, les listes de détenus et les chronologies peuvent varier selon les sources, ce qui rend la documentation nominative, les témoignages recueillis avec retard et l’analyse par des tiers essentiels pour reconstituer les événements survenus alors que l’accès libre à internet était refusé.
À travers l’Iran et dans le monde entier, de nombreuses personnes — y compris celles ayant vécu des manifestations passées ou des décennies de répression politique — ont été profondément choquées par la violence extrême employée par les forces de sécurité de la République islamique lors du soulèvement de 2025–26.
Ce qui distingue cette période des précédentes manifestations n’est pas seulement le fait que les citoyens soient descendus dans la rue, mais que les forces de sécurité aient ouvert le feu à balles réelles directement sur des civils en grande partie non armés, à une échelle sans précédent :
Une documentation indépendante montre que lors des journées de pic des manifestations, les 8 et 9 janvier 2026, les forces de sécurité — y compris le Corps des gardiens de la révolution islamique — ont tiré à balles réelles directement sur des foules dans plusieurs villes, notamment Téhéran, Rasht, Ispahan et Fardis, causant de nombreuses victimes. Des vidéos, des témoignages oculaires et des preuves médico-légales confirment l’usage systématique de fusils d’assaut, de fusils à pompe et d’autres armes de grade militaire contre des manifestants non armés et des passants.
Des rapports indiquent que les manifestations précédentes en Iran ont connu une répression brutale, mais rarement au point de fusillades de masse ouvertes sur des marchés publics et dans de grands centres urbains, combinées à des coupures d’internet et à des communications bloquées empêchant une couverture indépendante. Le schéma et l’intensité des tirs début janvier ont été largement décrits — y compris par des observateurs internationaux des droits humains et des analystes — comme parmi les plus meurtriers de l’histoire moderne du pays.
Des témoins et des familles en Iran ont exprimé horreur et incrédulité face au fait que les forces de sécurité tiraient dans des zones résidentielles et sur des foules comprenant des personnes âgées, des jeunes adultes et des enfants. De nombreux récits, notamment issus de sources photojournalistiques indépendantes, rapportent que des manifestants ont été touchés à la tête ou aux organes vitaux, indiquant non pas une simple dispersion mais une intention létale dirigée contre manifestants et passants.
Des populations choquées par l’ampleur et la brutalité de la violence en 2026


De nombreux Iraniens et observateurs à travers le monde ont comparé ces événements aux vagues de protestation de 2019 et 2022. Bien que ces mouvements aient également été réprimés avec une violence importante, analystes et manifestants estiment que la répression de 2026 représente un niveau inédit de gravité, impliquant des tirs coordonnés à balles réelles, des pertes massives et des tentatives systématiques de dissimulation des preuves, notamment par des coupures d’internet.
Les familles ayant perdu des proches durant ces journées décrivent leur choc non seulement face aux décès, mais aussi face au caractère apparemment planifié de la réponse — l’utilisation d’armes létales contre des populations civiles plutôt que de mesures de maintien de l’ordre — suivie de coupures de communication rendant difficile la couverture indépendante et retardant la prise de conscience publique de l’ampleur de la violence.
Pourquoi les manifestants s’opposent au régime
Les manifestations en Iran ne sont pas des réactions occasionnelles ou superficielles à un événement isolé. Elles reflètent des décennies de répression croissante, d’exclusion et de difficultés économiques, culminant en un mouvement de masse sans précédent en janvier–février 2026.


Les citoyens ne demandent pas seulement une réforme du système existant ; ils en exigent la fin. Cette position s’enracine dans une insatisfaction publique de longue date à l’égard des politiques du régime, de l’idéologie imposée et des schémas récurrents de violence.
Depuis près de cinq décennies, à la suite de la Révolution islamique de 1979, le gouvernement iranien a systématiquement restreint les libertés politiques fondamentales. La liberté d’expression, de réunion, la contestation pacifique et la participation politique en dehors du cadre dominant sont fortement limitées :
1. Des décennies de répression politique
Les partis et mouvements indépendants sont supprimés ou interdits.
Les dirigeants réformistes ont été marginalisés, arrêtés ou neutralisés.
Les voix dissidentes sont censurées ; journalistes, militants et avocats sont souvent détenus ou réduits au silence.
Au fil des années, même les mouvements initialement centrés sur des revendications économiques ou sociales ont évolué vers des appels plus larges à un changement systémique, à mesure que grandissait la conviction qu’une réforme significative au sein du système en place était impossible.
Le régime utilise des moyens légaux et extralégaux pour contrôler la vie quotidienne :
2. Suppression des libertés fondamentales
Des coupures prolongées d’internet sont régulièrement imposées afin de limiter la coordination publique et la collecte de preuves lors des manifestations.
Les communications sont étroitement contrôlées et les reportages indépendants depuis l’intérieur du pays sont souvent bloqués ou restreints.
Ces mesures ne sont pas nouvelles ; elles s’inscrivent dans un schéma ancien visant à empêcher le débat public et à maintenir le contrôle en restreignant la circulation de l’information.
De nombreux Iraniens considèrent la direction politique et les élites économiques comme profondément corrompues, monopolisant richesse et pouvoir tandis que la population fait face à :
3. Corruption systémique et difficultés économiques
Une inflation chronique
Un chômage élevé et la pauvreté
Un effondrement du niveau de vie
Une mauvaise allocation des ressources nationales
Ces pressions économiques se sont accumulées au fil des décennies, alimentant une frustration et une colère généralisées.
De nombreux manifestants décrivent le régime comme extrémiste dans son interprétation de la religion. Ils soutiennent que :
4. Application idéologique et contrôle social
Le pouvoir théocratique impose des lois religieuses strictes qui ne reflètent pas l’ancienne histoire culturelle de l’Iran, antérieure à l’islam de plusieurs millénaires.
Des politiques telles que le port obligatoire du hijab et des règles sociales strictes sont perçues comme imposées, et non enracinées dans l’héritage propre à la société.
Beaucoup d’Iraniens considèrent ces impositions comme une déformation de leur identité culturelle et historique.
Ce sentiment alimente l’opposition non seulement à la répression politique, mais aussi aux fondements idéologiques du système actuel.
Le recours aux exécutions et à d’autres formes de répression létale ne se limite pas à ces deux mois :
5. Usage historique et continu des exécutions et de la violence
Tout au long des près de 50 années de la République islamique, des prisonniers politiques et des dissidents ont été exécutés à l’issue de procès que de nombreuses organisations de défense des droits humains estiment dépourvus de garanties procédurales.
Les rapports décrivent un schéma de peines sévères, d’emprisonnements politiques et de disparitions forcées qui dépasse largement les troubles récents.
Le soulèvement de 2025–2026 a considérablement accru l’attention internationale portée à ces pratiques anciennes, mais le grief fondamental — selon lequel le régime utilise historiquement l’exécution et la violence pour se maintenir au pouvoir — s’enracine dans des décennies de politique.
La couverture internationale et le plaidoyer en faveur des droits humains mettent en lumière l’implication de la République islamique dans des conflits régionaux et son soutien à des groupes par procuration au-delà des frontières iraniennes. Les critiques soutiennent que ces politiques :
6. Rejet des tactiques terroristes et des réseaux de soutien
Privilégient l’influence régionale au détriment du bien-être intérieur
Détournent les ressources nationales du service public
Créent des tensions internationales
De nombreux manifestants soutiennent que ces politiques extérieures sont en contradiction avec les valeurs morales des Iraniens ordinaires, qui ne sont pas ennemis d’autres nations et ne partagent pas les positions antagonistes attribuées au régime.
À l’intérieur de l’Iran, les citoyens soulignent qu’ils ne sont pas ennemis d’Israël, des États-Unis ou de toute autre nation ; ils luttent contre les politiques de leur propre gouvernement, et non contre les peuples d’autres pays.
Les slogans et actions de protestation reflètent de plus en plus cette distinction — les Iraniens affirment que leur combat porte sur la dignité, la liberté et les droits humains, et non sur une hostilité régionale.
Meurtres de masse sous le couvert du silence
Les conséquences rapportées incluent :
Des pertes civiles à grande échelle signalées lors du pic de la répression (les chiffres varient selon les sources et sont difficiles à vérifier indépendamment dans un contexte de blackout).
Des adolescents et des enfants signalés parmi les morts.
L’usage de munitions réelles contre des civils.
Des quartiers et des villes placés sous siège ou sous couvre-feu de facto.
Plusieurs rapports évoquent des bilans allant de dizaines à des milliers de victimes, certaines sources citant des estimations dépassant les +36.000 morts. En raison des limites à la vérification indépendante, ces chiffres doivent être considérés comme des estimations rapportées et non comme des décomptes définitifs.
En janvier 2026, de nombreux médias et rapports d’organisations de défense des droits humains décrivent une escalade vers un recours massif à la force létale, alors que les manifestations se poursuivaient dans les villes et les provinces.
Chiffres des victimes rapportés
Une affirmation largement relayée cite l’International Centre for Human Rights (Canada), indiquant que, sur la base de recherches et d’enquêtes de terrain menées au cours des trois dernières semaines — fondées sur la vérification d’images et de vidéos reçues ainsi que sur des entretiens avec des sources sur place — les chiffres suivants seraient indiqués :


• 43,000 morts
• 350,000 blessés
• 10,000 personnes aveugles
Ces chiffres sont des affirmations de cette organisation et diffèrent d’autres suivis et de la couverture médiatique, en particulier dans un contexte de blackout. Par exemple, Reuters a rapporté des chiffres confirmés nettement inférieurs via HRANA pour des phases antérieures des troubles, tout en précisant ne pas pouvoir vérifier ces données de manière indépendante.
Pourquoi cela est important pour les lecteurs : Dans des conditions de blackout, les bilans peuvent fortement diverger. Un site crédible doit présenter les chiffres comme des estimations attribuées à des sources, et non comme un total « officiel » unique et incontesté.
Blackout numérique : la dissimulation comme politique
Les rapports décrivent l’imposition d’un quasi-blackout de l’internet et des télécommunications durant la répression, limitant la capacité à documenter les morts, à coordonner les protestations ou à contacter des proches. Des organisations de surveillance du réseau signalent des périodes prolongées de connectivité proche de zéro pendant de nombreux jours.


Le groupe de surveillance NetBlocks a indiqué que l’Iran entrait dans sa troisième semaine de blackout national, notant :
Une légère augmentation de la connectivité et des utilisateurs utilisant des tunnels (VPN) au 13ᵉ jour
Des indices de tentatives visant à générer un trafic artificiel et à construire des récits de rétablissement plus large
Des médias indépendants ont également couvert les affirmations de « rétablissement fabriqué » et la poursuite du blackout.
Les restrictions signalées comprennent :
La coupure des données mobiles et de l’internet haut débit
Le blocage ou la perturbation des messageries et des réseaux sociaux
De sévères restrictions sur les appels internationaux
Des obstacles à l’accès pour les journalistes étrangers et les observateurs indépendants
Des millions d’Iraniens vivant à l’étranger seraient incapables de contacter leurs familles. Certains témoignages affirment que le seul moyen de communication restant pour beaucoup serait des appels vocaux à sens unique provenant de l’intérieur de l’Iran, à des coûts par minute extrêmement élevés. Les tarifs précis mentionnés n’ont toutefois pas été corroborés de manière constante par les grands médias.
De nombreux militants affirment : si les tueries avaient cessé, le blackout n’existerait pas ; le blackout existe pour dissimuler et permettre la poursuite de la répression.
Le blackout est décrit comme remplissant plusieurs fonctions :
Empêcher la documentation des meurtres
Perturber la coordination des protestations
Gagner du temps pour retirer ou détruire des preuves
Isoler les victimes et leurs familles
Des témoignages et des rapports décrivent les hôpitaux comme des lieux dangereux durant la répression, notamment en raison de raids menés par les forces de sécurité et du retrait de manifestants blessés.
Les actions signalées incluent :
Des incursions des forces de sécurité dans des hôpitaux et des établissements médicaux
L’enlèvement de manifestants blessés depuis leurs lits d’hôpital
Des menaces, des détentions ou des pressions exercées sur des médecins ayant soigné des manifestants blessés
L’intégration effective des établissements médicaux dans le système de répression
Les hôpitaux comme instruments de répression


Un adolescent dans un sac mortuaire (IHRDC)
Le Iran Human Rights Documentation Center (IHRDC) a rapporté le témoignage d’un manifestant blessé — décrit comme âgé de moins de 18 ans — qui a survécu en faisant semblant d’être mort.
Selon ce récit, l’adolescent aurait été transféré avec des corps vers le centre médico-légal de Kahrizak, au sud de Téhéran, et serait resté immobile dans un sac en plastique pendant trois jours, craignant d’être exécuté s’il était découvert vivant.
Les détails rapportés incluent :
Le fait d’entendre des téléphones portables sonner parmi les cadavres
L’odeur intense de décomposition
Des coups de feu entendus à l’extérieur de l’établissement
Le fait de survivre uniquement parce que des membres de sa famille l’ont finalement retrouvé vivant
Ce témoignage est présenté par l’IHRDC comme un élément indiquant que les manifestants blessés peuvent être traités comme des cibles et que les institutions médico-légales et médicales peuvent être utilisées pour faciliter la répression.
Témoignages sous conditions de blackout
Un témoignage provenant des manifestations à Machhad les 18 et 19 janvier 2026 décrit un schéma extrême de répression de rue : des tireurs embusqués sur les toits visant les manifestants à la tête et à la poitrine.


Alors que les perturbations nationales de l’internet et les conditions de blackout se poursuivent, les récits de témoins directs sont devenus l’un des rares moyens restants pour enregistrer et transmettre ce qui se passe dans les villes iraniennes. Ils sont souvent diffusés avec retard, par des canaux limités, et au prix de risques élevés pour les témoins et leurs familles.
Pourquoi cela est important : Les conditions de blackout ne réduisent pas la violence ; elles réduisent la visibilité. Les témoignages deviennent une forme essentielle de documentation lorsque la vérification vidéo et les reportages en temps réel sont délibérément bloqués.
Exécutions, disparitions et rançons
De multiples sources décrivent la poursuite des exécutions et des condamnations à mort liées à des accusations en rapport avec les protestations, souvent fondées sur des catégories juridiques vagues. D’autres rapports évoquent des corps retenus ou restitués sous contrainte.
Les schémas rapportés incluent :
Des exécutions secrètes après des procès expéditifs ou inéquitables
Des condamnations à mort basées sur des accusations vagues telles que « inimitié envers Dieu » (moharebeh) ou « corruption sur terre » (efsad-e fel-arz)
Des corps retenus tant que les familles ne paient pas ; dans certains cas, les familles sont contraintes de fournir des déclarations sur la cause du décès
Des corps jamais restitués et des signalements de fosses communes dans plusieurs villes
Dans des conditions de blackout, la vérification est limitée et de nombreuses organisations ne publient que des chiffres minimaux confirmés ; les chiffres réels pourraient être plus élevés.
Un schéma de violence de longue date
Les observateurs inscrivent la répression de janvier 2026 dans un schéma de plusieurs décennies de violence et de répression.
Les jalons fréquemment cités incluent :
1979–début des années 1980 : exécutions massives d’opposants politiques après la révolution
1988 : massacres de prisonniers impliquant l’exécution de milliers de détenus politiques
2009 : répression violente du Mouvement vert et poursuites ultérieures
Novembre 2019 : tueries à grande échelle lors de troubles nationaux (une enquête de Reuters évoquait environ 1 500 morts)
2022–2023 : le soulèvement Mahsa Amini (« Femme, Vie, Liberté ») et les exécutions liées aux protestations
Janvier 2026 : nouvelles manifestations nationales et répression sévère sous blackout des communications
Représentation et transition
Reza Pahlavi (né en 1960) est le fils aîné de Mohammad Reza Pahlavi, dernier Shah d’Iran, et de Farah Diba. Il vit en exil depuis 1979 et est actif en tant que figure politique plaidant pour une transition démocratique et laïque.
Dans le contexte des protestations de 2025–2026, de nombreux manifestants et groupes de la diaspora l’ont considéré comme une voix représentative importante.


Dans les moments de transition potentielle, les sociétés se rassemblent souvent autour de figures symbolisant une continuité avec une légitimité antérieure à l’autoritarisme. De nombreux Iraniens, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, reconnaissent Reza Pahlavi comme une voix représentative pour une transition démocratique.
Cela n’est pas présenté comme une « restauration du passé ».
Cela est présenté comme la fin d’une théocratie violente et l’ouverture vers un avenir démocratique et laïque choisi par le peuple.
Ce document ne soutient aucun individu ni aucun modèle politique. Il constate que Reza Pahlavi est fréquemment mentionné dans les reportages et les débats actuels sur la transition.
Représentation et transition
Reza Pahlavi, fils en exil du dernier shah d’Iran, est devenu une figure centrale, à la fois symbolique et pratique, pour de nombreux manifestants et membres de la diaspora iranienne lors de la vague de protestations de 2025–26. Il est reconnu depuis longtemps sur la scène internationale comme une voix importante de l’opposition à la République islamique, et son rôle est devenu particulièrement visible durant la récente série de manifestations.


Reza Pahlavi — un symbole, une voix et une figure unificatrice pour de nombreux Iraniens
Pahlavi ne se présente pas comme cherchant à restaurer la monarchie, mais plutôt comme un leader fédérateur porteur d’une vision de transition vers un Iran laïque et démocratique. Il a souligné à plusieurs reprises que l’avenir de l’Iran devait être déterminé par des élections libres et une large participation démocratique, précisant qu’il ne recherchait pas un pouvoir politique personnel.
Au cours des manifestations, de nombreux Iraniens à l’intérieur du pays ont scandé des slogans mentionnant son nom, tels que « C’est la bataille finale, Pahlavi reviendra ». Ces slogans — entendus dans des villes à travers l’Iran malgré une répression intense — illustrent la manière dont de nombreux manifestants le perçoivent comme un symbole de résistance et un point de ralliement pour l’unité.
Pour beaucoup, en Iran comme à l’étranger, le nom de Pahlavi est devenu un point de ralliement — visible sur des banderoles, scandé depuis les toits et inscrit sur des murs aux côtés de slogans exigeant liberté, dignité et la fin du régime de la République islamique. Sa présence lors d’événements internationaux et son engagement auprès des communautés de la diaspora ont contribué à consolider un large soutien parmi divers groupes qui réclament non seulement des réformes, mais une transition complète vers une gouvernance démocratique.
Reza Pahlavi demeure l’une des voix les plus visibles du mouvement d’opposition, incarnant à la fois une continuité historique et l’aspiration à un avenir où les Iraniens pourront façonner leur pays par des institutions démocratiques plutôt que par la répression.
Solidarité mondiale et manifestations à travers le monde
En situation de coupure des communications, les totaux à eux seuls ne sont pas suffisants. Les efforts de documentation comprennent désormais des listes nominatives de victimes, des listes d’étudiants décédés, des listes de détenus et des registres des personnes exposées au risque d’exécution, établis par des syndicats d’enseignants, des organisations de défense des droits humains et des réseaux civiques.


Le 14 février 2026, Reza Pahlavi a appelé à une « Journée mondiale d’action » en solidarité avec les manifestants en Iran et contre la répression de la République islamique, invitant la communauté internationale à soutenir la demande du peuple iranien pour la liberté et un changement systémique. Ces rassemblements ont figuré parmi les plus importantes manifestations de la diaspora ces dernières années.
Principales villes avec de grandes manifestations
Munich, Allemagne : Environ 250 000 personnes se sont rassemblées — l’un des plus grands rassemblements de la diaspora iranienne en Europe. Les participants ont rempli les places et rues centrales avec des drapeaux Lion et Soleil, scandant des slogans en faveur d’un changement de régime et des droits humains, et exprimant leur solidarité avec ceux qui continuent de protester en Iran.
Toronto, Canada : La police locale a estimé la participation à environ 350 000 personnes (certaines estimations suggèrent un nombre encore plus élevé), ce qui en ferait l’une des plus grandes manifestations de l’histoire de la ville. Les manifestants ont appelé à une pression internationale sur Téhéran et exprimé leur soutien aux revendications du peuple iranien.
Los Angeles, États-Unis : Environ 350 000 personnes ont également participé, faisant de ce rassemblement l’un des plus importants de la diaspora au niveau mondial. Los Angeles, qui abrite l’une des plus grandes communautés iraniennes hors d’Iran, est devenue une plateforme centrale pour les appels à un soutien et à une action internationale.
À elles seules, ces trois villes ont rassemblé plus d’un million de participants dans le monde ce jour-là, et des manifestations ont également eu lieu dans des dizaines d’autres villes à travers le globe.
Objectif de ces manifestations mondiales
Ces rassemblements mondiaux poursuivaient plusieurs objectifs :
Montrer la solidarité avec les personnes en Iran qui continuent de manifester malgré le danger et la répression.
Sensibiliser la communauté internationale aux violations des droits humains et appeler à la responsabilité.
Faire pression sur les gouvernements étrangers — notamment en Europe, aux États-Unis et dans d’autres démocraties — afin qu’ils prennent des mesures concrètes telles que des sanctions ou des pressions diplomatiques sur Téhéran.
Exprimer un soutien à Reza Pahlavi en tant que figure unificatrice pour une transition démocratique, en soulignant que son rôle ne signifie pas nécessairement un retour à la monarchie, mais qu’il représente un symbole d’unité et des aspirations à un Iran plus libre et démocratique.
Des rassemblements et marches de solidarité ont été signalés dans au moins 30 pays et plus de 70 villes, de l’Europe à l’Amérique du Nord, à l’Australie et au-delà, illustrant l’ampleur du soutien au changement au sein des communautés iraniennes à l’étranger.
Appels au soutien international
Les manifestations comprenaient également des appels aux gouvernements internationaux, y compris les États-Unis et d’autres puissances mondiales, afin qu’ils interviennent sur les plans diplomatique et économique — et, dans certains cas, envisagent des mesures plus fermes — pour protéger les civils et faire pression sur le régime afin qu’il mette fin à la violence et à la répression. Les dirigeants et intervenants lors de ces événements ont réaffirmé que l’aide internationale devait se concentrer sur la protection des droits humains et des vies civiles.
Enfants et adolescents tués
Des rapports provenant de l’intérieur de l’Iran et une documentation indépendante révèlent un aspect dévastateur et profondément bouleversant de la répression : des centaines d’enfants et d’adolescents auraient perdu la vie en conséquence directe de la violence systémique exercée par les forces de sécurité durant les manifestations.
« Deux cents enfants — deux cents pupitres vides ; deux cents noms qui n’auraient jamais dû être oubliés. Cette liste est un acte d’accusation contre un système qui considère les enfants comme des dommages collatéraux pour sa propre survie. »


Selon une documentation indépendante en matière de droits humains, au moins 216 enfants ont été tués, et de nombreux autres cas restent en cours d’examen ; des organisations de défense des droits humains décrivent cette situation comme comparable à « massacrer une école entière ».
Il ne s’agit pas de simples statistiques ; c’étaient des élèves avec des noms, des familles, des salles de classe, des espoirs et des avenirs anéantis. Des familles à travers l’Iran — souvent sous pression ou menace des autorités — ont partagé des listes et des informations concernant ces jeunes victimes.
La déclaration du syndicat a souligné la réalité humaine derrière les chiffres :
Des témoins et des familles en Iran ont décrit comment certains enfants ont été abattus alors qu’ils rentraient simplement chez eux, rejoignaient brièvement leurs parents ou observaient les manifestations. D’autres jeunes ont été pris dans des tirs indiscriminés dans des zones résidentielles et des marchés lorsque les forces de sécurité ont ouvert le feu avec des fusils d’assaut, des fusils à pompe et d’autres armes létales. Des vidéos et des images médico-légales vérifiées par des médias internationaux montrent des blessures par balle et les corps de mineurs aux côtés d’autres victimes de la répression.
L’un des aspects les plus graves soulignés par les organisations de défense des droits humains est que nombre de ces décès n’ont jamais fait la une de l’actualité internationale, et que beaucoup des noms de ces enfants ont été réduits au silence pendant des jours ou des semaines en raison des coupures d’internet et de la suppression de l’information par l’État. Des familles ont été empêchées d’organiser des cérémonies de deuil appropriées ou de rendre publiques les identités de leurs enfants, laissant de nombreux noms longtemps non signalés en dehors de l’Iran.
Ampleur des arrestations et risque croissant d’exécution
Un grand nombre de personnes auraient été détenues depuis le début des manifestations de janvier. Des militants et des observateurs juridiques indiquent que le nombre de détenus est désormais si élevé qu’un suivi complet des noms n’est plus possible.
Des avis juridiques en circulation et des listes de détenus indiquent que de nombreux manifestants arrêtés font face à des accusations passibles de la peine capitale ou à un risque d’exécution. Les familles et les avocats signalent des schémas procéduraux récurrents :
Détention sans procédure juridique transparente.
Accès limité aux avocats.
Audiences à huis clos.
Confessions pré-rédigées présentées pour signature.
Pressions pour admettre des accusations sous contrainte.
Délais de condamnation accélérés.
Les défenseurs des droits humains avertissent que certaines exécutions pourraient avoir lieu sans visibilité publique.
Répression, homicides, arrestations massives, torture et oppression — compte rendu détaillé
Depuis le début des manifestations fin décembre 2025 et leur propagation en janvier et février 2026, la réponse de la République islamique a inclus :
Une violence létale généralisée.
Des détentions massives et des disparitions forcées.
La torture et des mauvais traitements en détention.
Des exécutions sans procédure transparente.
Le refus de soins médicaux et des ingérences dans les hôpitaux.
L’utilisation d’agents chimiques dans des zones civiles.
Il en résulte l’une des répressions les plus sévères de l’histoire moderne de l’Iran, des rapports indépendants estimant entre plusieurs milliers et plusieurs dizaines de milliers de morts violentes, ainsi que des dizaines de milliers de personnes emprisonnées.
Détentions, aveux forcés et risque d’exécution
Depuis le début des manifestations en janvier, un grand nombre de personnes ont été détenues, et des sources indiquent que le volume des arrestations est tel qu’un suivi complet des noms des détenus n’est plus possible.
Les personnes détenues seraient maintenues sans procédures juridiques transparentes. Les familles et les avocats affirment que les détenus disposent d’un accès limité, voire inexistant, à un conseil juridique, que les audiences se tiennent souvent à huis clos ou ne sont pas rendues publiques, et que les autorités ont présenté des déclarations pré-rédigées à signer, exerçant des pressions pour obtenir des aveux sous contrainte. Des délais de condamnation rapides et des procès dépourvus de garanties procédurales fondamentales ont renforcé les craintes que beaucoup puissent être exécutés sans procès équitable.


Ciblage des civils et des passants
La répression violente ne s’est pas limitée aux manifestants actifs. Des rapports de journalistes indépendants et d’organisations de défense des droits humains confirment que des passants et des civils ordinaires ont été tués ou blessés, même sans participer aux manifestations.
Dans certains cas, les victimes ont été retrouvées mortes loin des lieux connus de protestation, compliquant leur identification et l’information des familles.
Allégations de torture, de mutilation et de mauvais traitements en détention
Des organisations de défense des droits humains ont signalé des abus graves et répandus en détention, notamment des aveux forcés obtenus sous contrainte, des passages à tabac et d’autres mauvais traitements. Un témoignage provenant d’Iran a fait état de mutilations physiques infligées à des détenus ayant refusé de signer des déclarations. Bien que les témoignages individuels varient, ces rapports correspondent à des schémas plus larges documentés par les organisations de défense des droits humains.
Allégations de violences sexuelles et de destruction des corps
Des médias indépendants et des organisations de défense des droits humains ont également accusé les forces de sécurité de violences ou d’agressions sexuelles à l’encontre de manifestants détenus. Des rapports combinés d’observateurs des droits humains indiquent que certains détenus ont subi des violences sexuelles en détention, prolongeant un schéma d’abus observé lors de précédentes répressions.
Ingérence médicale et refus de soins
Un expert des Nations Unies a signalé que des forces de sécurité ont retiré des manifestants blessés des hôpitaux, les ont détenus et, dans certains cas, exigé des familles le paiement de rançons pour récupérer les corps — des violations de la neutralité médicale et du droit international des droits humains.
Agents chimiques et tactiques de contrôle des foules
Des rapports font état de l’utilisation d’agents chimiques par les forces de sécurité dans des zones densément peuplées, notamment devant des écoles et dans des quartiers résidentiels, augmentant les risques sanitaires et la panique parmi les civils.
La documentation internationale suggère que des exécutions ont déjà eu lieu. Selon des rapports consolidés, au moins des dizaines, voire des centaines d’exécutions liées aux manifestations ont eu lieu en janvier et début février, et des plans d’exécutions massives ont été signalés dans plusieurs grandes villes alors que des négociations avec des puissances mondiales étaient en cours.
Pourquoi les chiffres sont incertains
Il est difficile d’établir des chiffres précis concernant les victimes et les arrestations dans un contexte de quasi-coupure totale et de forte militarisation. Les obstacles signalés incluent :
Des coupures d’internet empêchant les reportages en temps réel
La suppression ou la destruction rapide de preuves
Des enterrements rapides, parfois dans des tombes anonymes
Des hôpitaux signalant les manifestants blessés aux forces de sécurité
Des médecins poursuivis ou soumis à des pressions pour avoir prodigué des soins
Des familles menacées au silence
L’absence d’accès pour des observateurs indépendants dans de nombreuses zones
Le organizzazioni internazionali pubblicano in genere i numeri minimi verificati. Molti osservatori sostengono che l'incertezza stessa funga da metodo di repressione.
Comment la répression fonctionne
Les rapports décrivent un système de répression intégré, composé d’éléments qui se renforcent mutuellement :
Violence physique
Usage de munitions réelles, détentions arbitraires, torture et décès en détention, parfois officiellement attribués à des suicides ou à des conditions médicales préexistantes.
Surveillance numérique et censure
Surveillance des communications ; criminalisation signalée de l’usage des VPN ; saisie de téléphones ; utilisation de technologies de surveillance, notamment la reconnaissance faciale et le traçage. Lors des coupures, l’État peut restreindre ou interrompre totalement la connectivité.


Coercition économique
Perte d’emploi, comptes bancaires gelés, retraits de licences professionnelles, expulsions d’étudiants et sanctions collectives contre les familles sont décrits comme des outils visant à épuiser et dissuader la contestation.
Guerre psychologique et propagande
Aveux forcés diffusés à la télévision d’État, menaces contre les proches, intimidation des communautés et campagnes délibérées de désinformation.
Milices étrangères et réseaux régionaux
Certains rapports évoquent l’utilisation ou la présence d’éléments de milices alignées à l’étranger dans la répression des manifestations, notamment des allégations concernant les Forces de mobilisation populaire irakiennes (Hashd al-Shaabi).
Lorsque Ali Khamenei déploie des combattants du Hashd al-Shaabi depuis l’Irak vers l’Iran pour réprimer des civils, cela constitue une intervention étrangère.


Pourtant, l’inquiétude mondiale concernant les « ingérences étrangères » semble appliquée de manière sélective.
Une question centrale soulevée par de nombreux Iraniens est la suivante : pourquoi le monde considère-t-il l’intervention comme inacceptable uniquement lorsqu’elle pourrait aider des civils, tout en ignorant les interventions qui aident le régime à tuer ? Ils soutiennent également que de nombreux Iraniens rejettent toute alliance avec des forces supplétives armées et combattent les mêmes réseaux qui déstabilisent la région.
La République islamique est également citée comme un important soutien de groupes armés régionaux, notamment :
Hezbollah (Liban)
Hamas
Jihad islamique palestinien
Kata'ib Hezbollah
Asa'ib Ahl al-Haq
Harakat Hezbollah al-Nujaba
Kata'ib Sayyid al-Shuhada
Harakat Ansar Allah al-Awfiya
Kata'ib Imam Ali
Saraya al-Ashtar
L’argument avancé par de nombreux Iraniens est clair :
Un régime qui alimente des réseaux armés à l’étranger tout en massacrant des civils dans son propre pays n’est pas un État normal. Il constitue un danger au-delà de ses frontières.
Aide extérieure
Certains militants soutiennent qu’un État prêt à recourir à une violence létale massive contre des civils n’agit pas comme un gouvernement normal et représente des risques régionaux plus larges. Ils rapportent que de nombreux Iraniens demandent une action internationale plus forte pour dissuader les tueries et écourter le bain de sang.
Cette position fait débat parmi les Iraniens et à l’international. Les points de vue rapportés vont des appels à l’isolement diplomatique et à des mesures de responsabilité, jusqu’à l’opposition à toute intervention étrangère. Le point commun reste l’exigence de protection des civils et de responsabilité pour les violations.
De nombreux Iraniens affirment que le régime a éliminé toute voie interne de changement en répondant à la dissidence par des massacres, des exécutions et un blackout de l’information.
Ils déclarent que :
ils ne considèrent pas les États-Unis ou Israël comme des ennemis
ils ne s’opposent pas à une pression militaire extérieure, voire à une intervention, si cela permet de mettre fin plus rapidement aux massacres
de nombreuses personnes en Iran espèrent une aide des États-Unis, car le régime ne laisse aucune voie interne sûre
Cela n’est pas présenté comme un appel à l’occupation, mais comme une supplique visant à arrêter un massacre et à accélérer la fin d’un régime qui tue à une échelle massive.
Ce que l’Europe doit faire maintenant
Les points suivants sont fréquemment cités par des militants et certains groupes de la diaspora ; leur inclusion n’implique pas une approbation, mais reflète des positions circulant dans le débat public :


Réduire la normalisation diplomatique qui légitime la République islamique pendant une répression de masse
Soutenir des enquêtes internationales et des poursuites pour de graves violations des droits humains
Expulser les responsables et agents accusés de répression ou d’intimidation transnationale lorsque des preuves existent
Accroître la pression pour rétablir un accès complet à internet et protéger la liberté de la presse
Cesser de traiter la République islamique comme un État normal tant que des violations massives sont en cours
Pourquoi la République islamique n’« aide » pas les Palestiniens
La posture de la République islamique à l’égard de la Palestine n’est pas principalement humanitaire. Il s’agit d’une stratégie géopolitique qui utilise la cause palestinienne pour étendre son influence, construire des réseaux armés et justifier la répression interne. Le résultat est un soutien qui n’améliore pas de manière fiable la vie des civils palestiniens, tout en accroissant les cycles de violence, la fragmentation et le contrôle externe.
1) Qui elle soutient — et pourquoi cela importe
Le « soutien » le plus constant du régime a été un appui militaire, financier et logistique à des groupes armés, et non une aide humanitaire neutre. Cela importe parce que :
Les factions armées ne sont pas le peuple palestinien
Le soutien militarisé privilégie l’escalade au détriment du bien-être civil
Le renforcement de groupes armés fait souvent payer le prix aux civils par la guerre, le déplacement et la coercition
Les groupes fréquemment cités dans ce réseau de supplétifs incluent le Hamas, le Jihad islamique palestinien et d’autres milices alignées sur l’Iran dans la région (y compris le Hezbollah et des milices irakiennes).
2) Pourquoi la guerre par procuration n’est pas une « aide »
Si l’objectif était d’aider les civils, les résultats devraient s’améliorer : sécurité, accès à la nourriture, à l’eau et aux soins, gouvernance stable et liberté face à l’intimidation. La guerre par procuration produit généralement l’inverse :
Elle augmente le risque de représailles, de sièges et de souffrances civiles massives
Elle oriente la politique vers la domination armée plutôt que vers une gouvernance responsable
Elle entretient des récits maximalistes qui enferment les populations dans des conflits permanents
C’est pourquoi de nombreux Palestiniens et de nombreux Iraniens rejettent l’idée que l’approche de l’Iran constitue une « aide » : elle génère souvent davantage de destruction et moins de capacité d’action pour les populations ordinaires.
3) Elle compromet l’autodétermination palestinienne
Les soutiens extérieurs offrent rarement une aide inconditionnelle ; ils influencent les décisions. Lorsque l’Iran finance ou arme des factions, cela peut :
Influer sur les choix d’escalade ou de désescalade
Approfondir les divisions entre camps politiques palestiniens
Affaiblir la possibilité d’un leadership unifié et représentatif
Une cause ne peut être « libérée » si elle devient un outil au service d’une stratégie régionale étrangère.
4) Elle sert la survie et la propagande du régime
La République islamique utilise la Palestine pour revendiquer une légitimité morale tout en commettant des abus massifs à l’intérieur de ses frontières. Cela offre au régime :
Une diversion : détourner la colère intérieure vers l’extérieur
Une justification : qualifier la dissidence de trahison et de « complot étranger »
Un outil de recrutement : se présenter comme le « chef de la résistance »
Un État qui tue et exécute ses propres civils tout en revendiquant une autorité morale à l’étranger agit selon une logique de survie, non selon des principes humanitaires.
5) Elle ne fournit pas ce dont les civils ont réellement besoin
Une aide humanitaire authentique est mesurable et centrée sur les civils :
Fournitures médicales et hôpitaux protégés
Nourriture, eau et systèmes d’assainissement
Abris et reconstruction
Évacuations et couloirs humanitaires
Diplomatie visant à réduire les dommages civils
La contribution emblématique de l’Iran n’est pas celle-ci. Elle est principalement une influence militarisée, entraînant souvent des conséquences collectives plus sévères pour les civils.
6) Elle exporte le conflit dans la région
La posture de l’Iran sur la Palestine est liée à un réseau régional plus large (Liban, Syrie, Irak, Yémen). Cela internationalise le conflit et fait des Palestiniens une partie d’une confrontation plus vaste qu’ils ne contrôlent pas eux-mêmes, réduisant leur capacité d’action et augmentant le risque d’escalade.
7) Une position moralement cohérente
Les trois affirmations suivantes peuvent être vraies simultanément :
Les civils palestiniens méritent des droits, la sécurité et l’autodétermination.
La République islamique ne représente pas les Palestiniens et n’est pas un acteur humanitaire.
Soutenir les Palestiniens ne nécessite pas de soutenir la République islamique ni la guerre par procuration.
Être solidaire des Palestiniens et des Iraniens n’est pas contradictoire. Se soucier des deux implique de rejeter tout régime ou réseau qui traite la vie humaine comme un instrument.
Cette ressource s’appuie sur des sources vérifiées, notamment des organisations internationales de défense des droits humains, du journalisme d’investigation et des témoignages directs provenant de l’Iran.
Les chiffres cités représentent des minimums confirmés lorsque la vérification est possible. Les chiffres réels peuvent être plus élevés en raison de la suppression systématique de l’information, de l’intimidation des témoins et de la destruction de preuves.
Cette ressource :
ne prétend pas être exhaustive
ne représente aucune organisation politique
ne se substitue pas aux voix iraniennes directes
ne présente pas des spéculations comme des faits
Certaines affirmations sont largement corroborées par plusieurs sources indépendantes ; d’autres proviennent d’un nombre plus restreint de sources, la vérification étant limitée par les coupures de communication, l’accès restreint pour les journalistes et observateurs, et l’intimidation des témoins.
Afin de préserver la crédibilité, ce document distingue entre :
Les informations vérifiées ou largement corroborées (plusieurs sources fiables)
Les informations crédibles mais difficiles à vérifier dans des conditions de blackout
Les affirmations qui restent non confirmées ou seulement partiellement étayées
Sources et transparence
Independent informational resource.
No political affiliation. No donations. No tracking.
Content based on human-rights reporting, journalism, and documented accounts under restricted conditions.
Last updated: January 2026.